Silence assourdissant de l’équipe majoritaire sur nos trains du quotidien

Silence assourdissant de l’équipe majoritaire sur nos trains du quotidien

Contrairement à ce que dit Edouard Philippe notre premier ministre, celui-ci suit à la lettre le rapport Spinetta au sujet des « petites lignes » de desserte ferroviaire, ces petites lignes dont dépendent les petites gens.

Petit rappel du fonctionnement des trains régionaux. Le partage des responsabilités entre chaque région et la SNCF, est défini par le Code des transports[1], sous le terme générique de « régionalisation ». L’exercice de cette régionalisation des transports fait l’objet de contrats Etat-Régions, qui dans une convention fixent les rôles et missions respectifs de la Région et de la SNCF. C’est ainsi que la Région définit le niveau d’offre de service des Trains Express Régionaux qu’elle souhaite (dessertes, fréquences, tarification, etc.), et que la SNCF assure la réalisation de cette offre.

Adieu nos trains....

Le rapport Spinetta prévoit de ne laisser aux Contrats de Plans Etat-Régions que trois options en fonction des études socio-économiques :

  1. La fermeture de ligne avec une procédure simplifiée,
  2. Le maintien dans le cadre des modalités actuelles de financement pour certaines lignes,
  3. Le maintien d’autres lignes moyennant un financement total par la région…

Quoiqu’il soit décidé, la modulation ou la modularité des péages entrainera une augmentation importante des coûts d’exploitation pour les Régions et des décisions difficiles… Sur notre Région, les réouvertures de lignes prévues sur Luchon et Rodez / Millau ont du plomb dans l’aile. Certains « bouts » de lignes comme Castres / Mazamet sont dans le collimateur…La commune de Saint Sulpice la Pointe, véritable nœud ferroviaire, ne peut pas -ne doit pas- ignorer ces enjeux.

La convention entre la région Occitanie et la SNCF devrait intervenir le 23 mars, mais face aux incertitudes que font peser le débat autour du rapport Spinetta, rien n’est moins sûr… Quoiqu’il en soit, il faudra s’interroger sur le maintien de liaisons bus venant directement en concurrence avec le train (St Sulpice / Castres par exemple) ou de projets d’infrastructures lourds et coûteux comme l’autoroute Castres / Toulouse par exemple.

La commune de Saint Sulpice la Pointe, qui s’est enfin ouvertement et publiquement dévoilée « La République En Marche » à travers son maire, ne s’exprime pas sur ces enjeux des trains de notre quotidien.

Alors que l’on ne parle que de cela dans toutes les Régions, toutes les communes potentiellement impactées et au-delà, le silence de notre municipalité sur le sujet est assourdissant. Ou complice peut-être ?…

 

[1] code des transports (Art. L2121-3)

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